C’est en français que ça se passe!

Alors que le directeur général de Mouvement Québec français, Éric Bouchard, est en pleine campagne de promotion et de valorisation du français auprès des membres du SFPQ, le Journal SFPQ a profité du moment pour le questionner. Ses réponses confirment la persévérance de l’homme, tout en donnant un aperçu du contenu intelligent de la conférence qu’il propose. Entrevue étonnante.

Texte de Danie Blais du Service des communications

À l’heure où une ex-belle-mère reçoit d’un ado hipster un message texte au contenu des plus habituels pour la génération estudiantine : « … je pars à Halifax pour 1 mois, j’ai eu une bourse d’étude universitaire pour l’anglais. Sinon je dead le cegep… », d’autres sont au sommet des barricades pour exiger que le gouvernement octroie au français, et sans équivoque, le statut de langue commune dans l’espace public au Québec et ainsi éviter que l’anglais conquiert encore plus son écosystème. C’est le dessein du directeur général et porte-parole de Mouvement Québec français, Éric Bouchard. Le Journal SFPQ s’est donc entretenu avec lui afin d’en offrir davantage à ses lecteurs, lesquels, sans doute, auront aussi entendu sa conférence (de moins de 60 minutes sur l’écosystème de la langue française) offerte par leur section locale.

Conférence
Quelle est la mission du Mouvement Québec français? De quoi avez-vous besoin pour y réussir?

Notre mission consiste à travailler à ce que le français devienne la langue commune de l’espace public. Nous avons besoin d’argent pour payer les salaires, pouvoir produire des études sur l’état du français et pour faire des capsules pédagogiques qui expliquent le dossier linguistique. Nous avons surtout besoin de ne pas être seuls, car nous nous épuisons. Nous avons besoin de sentir que des travailleurs prennent ce dossier en main dans leurs milieux de travail, comme d’autres le font pour l’environnement ou pour une réelle égalité homme femme au travail et dans la vie. C’est pourquoi nous souhaiterions que les membres du SFPQ forment des cellules de travail sur le dossier et qu’ils invitent le Mouvement Québec français à donner des conférences. Nous les invitons aussi à se servir des capsules sur l’écosystème linguistique que nous avons produites pour la formation des membres et qui sont disponibles ici.

Qu’espérez-vous des gens qui assistent à votre intéressante conférence?

Qu’ils se mettent en marche et qu’ils agissent comme bien des gens l’ont fait dans les années 1960 et 1970. Ils sont chanceux, car ils ont un super syndicat pour les épauler et ils ont aussi le Mouvement Québec français. Jamais nous ne pourrons nous asseoir avec un brin de paille dans la bouche et un verre de rosé à la main : comme le gouvernement ne travaille pas à ce qu’il y ait une structure particulière pour donner au français un statut tel que celui de l’anglais à Toronto, il faudra que les travailleurs se battent.

Qu’est-ce que l’écosystème de la langue française? À quoi sert-il?

J’invite les lecteurs à visionner la série de dix capsules qui traitent du sujet. Il y en a trop à dire pour si peu d’espace.

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Que pensez-vous de cette citation, écrite en 1549 par l’auteur du document La Deffence et l’Illustration de la Langue Francoyse, Joachim du Bellay : « Pourquoy mendions-nous les langues etrangeres comme si nous avions honte d’user la nostre? »?
Dans le libre marché des langues, toutes les langues sont en compétition pour absorber des locuteurs des autres groupes linguistiques. Avec le temps, il y a de moins en moins de langues et de cultures sur la planète. Les grosses langues deviennent de plus en plus grosses et les petites langues s’affaiblissent, deviennent malades et meurent. Pour qu’une langue soit en santé, elle doit avoir un minimum de locuteurs et des institutions publiques pour lui donner un statut particulier dans un territoire donné. Sans ce statut particulier qui indique que la langue commune dans l’espace public au Canada hors Québec est le français, il est normal que des individus soient attirés par une langue de plus grande taille et qui leur est plus utile dans l’espace public. Dans certains cas, c’est de la honte, mais la plupart du temps c’est l’aménagement linguistique organisé par l’État qui fait que des individus passent d’une langue maternelle X (le français) à une langue d’usage Y (l’anglais) dans l’espace public et à la maison.

Que pensez-vous du franglais? Est-ce une nouvelle langue vernaculaire ou une anglicisation un tantinet hypocrite de la langue française? Et pourquoi pas une francisation de la langue anglaise? Ou la naissance d’une nouvelle langue?

Les langues changent avec le temps et évoluent. Toutes les langues empruntent des mots aux autres langues. Il y a des emprunts utiles et des emprunts inutiles. Un emprunt utile est momentané jusqu’à ce qu’on trouve un mot pour remplacer le mot de l’autre langue. Par exemple, le mot « email » était le seul mot que l’on avait pour nommer l’objet nouveau que la technologie de l’informatique amenait dans nos vies en 1993. Maintenant, nous n’avons plus besoin de cet emprunt qui nous a été utile jusqu’à ce qu’on ait le mot « courriel ». Le jour où il y a plus d’emprunts inutiles que d’emprunts utiles, il y a détérioration de la langue. Il n’y a pas de nouvelles langues qui naissent. C’est plutôt le contraire. Il y a une langue qui meurt aux deux semaines sur la planète parce que le dernier de ses locuteurs décède. À la fin de ce siècle-ci, l’humanité aura perdu 3000 de 6000 langues parlées actuellement.

Pour le franglais, je ne vois aucun signe d’un usage accru d’emprunts au français chez les locuteurs de langue anglaise au Canada. Le franglais, c’est une histoire de francophones et c’est une conséquence du statut du français dans l’espace public.

Les élèves du secondaire choisissent de plus en plus une éducation supérieure en anglais afin d’élargir leur horizon professionnel. Le gouvernement québécois ne devrait-il pas agir pour encourager le développement et l’implantation, sur son territoire, d’entreprises francophones, dont les spécialisations s’arriment aux diplômes émis dans sa province?

Que le gouvernement commence par arrêter le bilinguisme institutionnel, qu’il cesse le « surfinancement » des institutions universitaires de langue anglaise et qu’il donne 400 $ par semaine aux immigrants pendant un an pour qu’ils apprennent le français. Après, on verra!

Il faut franciser en amont du monde du travail et donner un statut particulier au français dans l’espace public avant d’y aller avec des mesures non structurantes.

Et si la jeunesse étudiait en anglais pour simplement « voir du pays » une fois diplômée, que peuvent y faire les ardents défenseurs de la langue française?

Si je comprends bien la question, il n’y aurait que ceux qui étudieraient en anglais qui pourraient sortir du territoire québécois et voir du pays?

La grande enquête de l’Institut de recherche sur le français en Amérique (IRFA) l’a démontré : quand tu étudies dans une langue au postsecondaire, tu travailles dans cette langue une fois adulte. 50 % des francophones qui étudient en anglais travaillent en anglais, alors que ceux qui étudient en français usent du français au travail à 93 %. Chez les allophones, 75 % de ceux qui étudient en anglais travaillent en anglais par la suite et c’est exactement le contraire qui se passe chez ceux qui étudient en français.

Pourquoi les universités anglophones reçoivent-elles plus de financement que les universités francophones?

Parce qu’elles reçoivent davantage d’élèves et parce que le gouvernement fédéral use favorablement de son pouvoir de dépenser à leurs endroits!

Pourquoi avez-vous appris l’anglais?

Parce que c’est utile et ça peut servir.

different-nationalities-1743392_1920Immigration
Selon vous, du point de vue de l’immigration, pourquoi la population québécoise n’augmente-t-elle pas aussi rapidement que la population des autres provinces? Est-ce que la langue officielle de la province rebute les immigrants?

Premièrement, toutes les provinces à l’est de l’Ontario ont un taux de croissance de la population inférieur à la moyenne canadienne. Ce n’est pas spécifique au Québec qui a un meilleur taux de croissance que toutes les provinces des Maritimes. À 0,8 %, le taux de croissance du Québec se compare à celui de l’Ontario et de la Colombie-Britannique (1,1 %).[1] Seule l’Alberta se distingue avec un taux de croissance à 2,3 %. La croissance plus accélérée de l’Alberta est principalement due à la migration interprovinciale qu’à la migration internationale. Il y a des déplacements de population à l’intérieur du Canada aux endroits où il y a de l’emploi. Plusieurs travailleurs des Maritimes ont migré vers l’Ouest, ce qui explique la croissance famélique des populations de l’Est canadien.

Pour ce qui est de l’attitude des immigrants par rapport au français, elle est normale. Premièrement, les immigrants qui arrivent sur le sol québécois et qui ne connaissent que le français sont toujours au Québec 10 ans après, dans une proportion de 85 %. Ceux qui arrivent en connaissant à la fois le français et l’anglais sont toujours ici une décennie après leur arrivée, dans une proportion de 75 %. Ceux qui ne connaissent que l’anglais ne sont que 66 % à résider toujours sur le territoire après 10 ans.[2] La mobilité vient avec la langue de travail. Si un immigrant ne parle pas l’anglais, il aura bien de la difficulté à aller travailler ailleurs au Canada. À contrario, celui qui ne parle pas le français aura de la difficulté à travailler dans la fonction publique au Québec, réduisant pour lui le bassin de bons emplois.

Maintenant, pour ceux qui ne parlent ni le français ni l’anglais, il est davantage question du statut de la langue que d’un mépris envers le français. Un immigrant qui va vivre en France parlera français, car le statut du français imposé par l’État est clair; idem en Allemagne, en Italie ou en Alberta. Ici, le statut du français n’est pas clair, car l’État n’aménage pas linguistiquement l’espace public afin que, de façon naturelle et sans effort, tous sachent que c’est en français que ça se passe. Si ce n’est pas clair pour les natifs, imaginez pour les immigrants!!!

Est-ce que les unions mixtes peuvent faire augmenter de façon importante et continuelle les statistiques concernant la langue parlée à la maison, puisque les amoureux se rabattent souvent sur l’anglais pour communiquer? En 2011, les unions mixtes formaient quelque 360 000 couples, soit près de 5 % des couples canadiens.

En France, les unions mixtes finissent par donner des citoyens qui auront le français comme langue d’usage à la maison et comme langue maternelle au bout de quelques générations; idem en Allemagne, au Japon et en Alberta. Le problème, ce ne sont pas les unions mixtes, mais le statut de la langue dans une société donnée sur un territoire donné à un moment précis. Nous refusons collectivement de donner au français le statut d’une véritable langue nationale. L’objectif de Camille Laurin, en 1977, était que le français devienne la langue commune dans l’espace public, comme l’anglais l’est en Ontario. De grands gains ont été faits avec la loi 101, mais depuis que l’on pense que la bataille est gagnée, nous avons fait des reculs, dont celui de la langue des couples mixtes.

Tant que l’État pratiquera le bilinguisme institutionnel avec les citoyens, le message ne sera pas clair pour les nouveaux arrivants, pour les natifs et pour les travailleurs de l’État qui ne savent plus dans quelle s’adresser aux citoyens. Si l’État fait tout pour donner l’ensemble des services en anglais, there is no need to learn French!

Selon l’Organisation internationale de la francophonie (2014), il y a 274 millions de francophones sur la planète et le nombre continue d’augmenter. Le français, semble-t-il, bénéficie de la croissance démographique de l’Afrique subsaharienne. Le Québec pourrait-il être sélectif dans son accueil d’immigrants?

Le Québec pourrait être plus sélectif afin que la composition de l’immigration soit davantage francophone ou francotrope. Un francotrope est une personne dont la langue maternelle est proche du français (langue latine) ou une personne provenant d’un ancien protectorat français, comme l’Algérie, où les gens ont une bonne connaissance du français même si ce n’est pas leur langue maternelle. Selon une étude du Conseil supérieur de la langue française, les francotropes usent du français dans l’espace public dans des proportions similaires aux francophones. [3] Même si tous les immigrants étaient francophones ou francotropes, si le message envoyé par l’État n’est pas clair sur le statut du français et si culturellement l’État ne réagit pas au phénomène Netflix et Spotify, le français n’aura jamais le statut de l’anglais.

Jadis, le français était la langue de la royauté; il était tendance de parler français (et le plus purement du monde), tout autant que d’en épouser un aristocrate (pour le pouvoir, certes). Plus tard, les Anglais ont conquis leur empire — où le soleil jamais ne se couchait, y imposant leur langue. Maintenant, ce sont les locuteurs de mandarin qui, démographiquement, font de leur langue la plus parlée au monde. Dans un futur lointain, cette langue pourrait-elle supplanter l’anglais et reléguer le français au rang de dialecte? Chacun son tour…

Non, le français est une langue en pleine ascension dans le monde. Aujourd’hui, c’est la 5e ou 6e langue la plus parlée et, dans 30 ans, ce sera la 2e ou la 3e, car il y a actuellement une explosion démographique en Afrique francophone. Pour que le mandarin devienne aussi puissant que l’anglais, il faudra que la langue des sciences soit le mandarin et aucun indicateur ne pointe dans ce sens.

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Si la langue française était enseignée de façon plus passionnante, et ce, dès l’école primaire, croyez-vous que les individus pourraient s’y attacher profondément et pour toujours, que celle-ci pourrait finalement devenir pour eux une valeur fondamentale, une fierté?

La fierté, la passion et l’amour de la langue ne sont pas un problème et ne sont surtout pas une solution. Est-ce que les enseignants canadiens-anglais sont plus fiers ou amoureux de l’anglais que nos professeurs? Il n’existe aucune étude sérieuse qui lie l’attachement à une langue à la fierté, à l’amour de ceux qui la parlent ou à la passion. Existe-t-il des campagnes de promotion et d’amour de l’allemand en Allemagne? Est-ce que les Espagnols en Espagne doivent tous se lever tous les matins et être des passionnés pour que les jeunes soient attachés à leur langue? Si nous sommes obligés de faire des campagnes de promotion du français dans nos écoles et si le gouvernement donne des subventions pour faire des campagnes de valorisation, c’est parce que le français a un problème de statut dans l’espace public et non parce que les gens ne sont pas fiers, amoureux ou passionnés du français. Le français n’a pas besoin d’amour, il a besoin que l’État lui structure un statut tel que son usage dans l’espace public sera sans équivoque!

Que pensez-vous de la disparition des dictées obligatoires à l’école primaire?

Il y a une étude récente faite par l’Université de Montréal qui démontre que le niveau écrit du français n’a pas bougé d’un iota depuis 1979. Dieu sait que des réformes il y en a eu et ça ne change strictement rien. Le discours sur la qualité de la langue est une pure perte de temps. Il n’y a absolument rien qui prouve que les jeunes d’aujourd’hui écrivent mieux ou plus mal qu’avant. J’invite les gens qui doutent de ce que je viens de dire à visionner ma capsule vidéo sur le sujet. D’ailleurs, à la fin de la vidéo, je propose plusieurs lectures d’où je puise mes connaissances à ce sujet.

Certains chercheurs considèrent le langage texto comme une langue à part qui n’influence pas la qualité de l’orthographe des gens (avec statistiques à l’appui). Êtes-vous plutôt de ceux qui clament que la jeunesse ne sait plus écrire?

Pas du tout! Les jeunes font très bien la différence entre un texto et une communication formelle. Ceux qui savent écrire ne se mettront pas à mal écrire dans les communications formelles.

Contrairement aux décennies et siècles précédents, l’éloquence ne semble plus valorisée; elle n’impressionne plus. La langue française s’appauvrit-elle? Peut-on émettre l’hypothèse que cette désolation pourrait être reliée à une diminution de la qualité et de la variété de son enseignement?

L’éloquence est-elle prisée aujourd’hui chez les locuteurs allemands, anglais ou japonais? Est-ce que l’anglais est moins bien enseigné parce qu’il n’y a plus personne qui parle comme Shakespreare? En Angleterre, est-ce que les lords parlent tous avec éloquence? Est-ce que la majorité des Anglais sont impressionnés par l’éloquence? Est-ce que l’anglais s’appauvrit parce que les Américains n’en ont rien à faire de l’éloquence? Je pourrais continuer longtemps, mais je crois que j’ai été assez clair par mes questions.

Quel auteur, et pourquoi, recommandez-vous au lecteur pour que celui-ci tombe définitivement amoureux de la langue française?

Quand on en vient à vouloir lire de la littérature dans une langue autre que sa langue maternelle, c’est qu’on possède très bien les rudiments de cette langue et qu’on a fait les efforts pour apprendre cette langue. Pour s’investir autant, il faut que le statut de cette langue soit tel qu’on y trouve un avantage personnel à y mettre autant de temps. Rendu là, t’es déjà amoureux! Le taux de connaissance du français par les anglophones du Canada est inférieur à 10 %. [4] Ce n’est pas une question d’amour du français ou une incapacité génétique des anglophones à apprendre le français qui fait qu’ils sont très peu nombreux à apprendre notre langue. C’est parce qu’il n’y a aucune utilité pour eux.

Pour répondre à la question, Gil Courtemanche et Un dimanche à la piscine à Kigali!

Quel personnage ayant marqué l’Histoire serait outré de constater la situation actuelle de la langue française? Que dirait-il?

Camille Laurin se dirait qu’il a tout fait ça pour rien et que tout est à recommencer.

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Comment un gouvernement peut-il imposer une langue à un peuple, sans passer pour un dictateur ou autre personnage peu démocratique? Un ministère de la Langue française serait-il nécessaire? Qui verriez-vous à sa tête?

Est-ce que les gouvernements français, allemand et ceux des provinces canadiennes sont dictatoriaux et non démocratiques? Pourtant, ils imposent une langue nationale sur leur territoire par leurs lois, par leurs politiques publiques, par leurs règlements, par les directives données aux fonctionnaires de l’État, pour un financement dans une seule langue des institutions publiques. À Toronto, les trois paliers de gouvernement fonctionnent uniquement en anglais, toutes les universités sont financées pour fonctionner en anglais et les fonctionnaires s’adressent à toi en anglais. Il n’y pas de « Press 9 for English instructions ». Comme l’ensemble des institutions publiques, des lois, des politiques publiques, des règlements, du financement des institutions publiques et des directives données aux fonctionnaires sont faits pour que l’anglais soit la langue commune, il n’est pas surprenant qu’il n’y ait pas de ministère de l’Anglais….  Nous n’avons pas besoin d’un ministère du Français! Nous avons besoin de politiciens qui ont comme objectif de faire du français la langue commune dans l’espace public.

Il n’y a aucun politicien qui connaît assez le dossier pour soutenir la pression et répondre aux innombrables objections!

Si vous étiez à sa place, que feriez-vous? Quel serait votre plan pour intégrer la langue française dans les valeurs fondamentales des Québécois?

Je mettrais en place le projet de loi 593 que j’ai rédigé pour Pierre Curzi à l’époque où j’étais son attaché politique. Ce projet a été déposé à l’Assemblée nationale le 27 mai 2012. Nous avons travaillé plus de six mois sur ce projet. Il est toujours disponible sur le site de l’Assemblée nationale pour ceux qui désirent le consulter. [5] J’arrêterais le bilinguisme institutionnel pratiqué par le gouvernement du Québec. Avec l’argent économisé à tout bilinguiser, je donnerais 400 $ par semaine pendant un an aux immigrants pour qu’ils apprennent le français. Ça serait tout un début!

Rêvez-vous en français?

Depuis 44 ans, sauf pendant mon passage en Floride à 18 ans où je suis allé apprendre l’anglais et lors de mes quatre mois au Mexique, à 22 ans, où j’ai appris l’espagnol.

[1] http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/economie/comparaisons-economiques/interprovinciales/tableau-statistique-canadien.pdf (voir page 7)

[2] https://fondationlanguefrancaise.org/quebecfrancais.org/wp-content/uploads/2015/05/Mémoire-SSJBM-pour-la-consultation-publique-sur-la-politique-dimmigration.pdf (page 27).

[3] https://fondationlanguefrancaise.org/quebecfrancais.org/wp-content/uploads/2015/05/Mémoire-SSJBM-pour-la-consultation-publique-sur-la-politique-dimmigration.pdf (voir page 16)

[4] http://www.encyclopediecanadienne.ca/fr/article/langue-francaise/

[5] http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/projets-loi/projet-loi-593-39-2.html