Des routes plus sécuritaires au Québec

Le SFPQ a participé à la consultation publique sur la sécurité routière organisée par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ). Il y a présenté son avis « La sécurité routière dans les situations d’urgence préventives et préhospitalières », lequel comprend certes d’indéniables faits, mais des solutions rapidement applicables.

Texte d’Annie Brisson-Proulx du Service des communications

Le SFPQ a profité de cette occasion pour faire valoir les préoccupations des patrouilleurs routiers et des conducteurs de véhicules et d’équipements mobiles 2 (CVEM2). Considérés par le ministère des Transports comme des intervenants de première ligne, ces derniers sont en mesure de proposer des solutions concrètes pour améliorer la sécurité routière au Québec. Voici un aperçu de leurs responsabilités :

  • Assister les automobilistes en difficulté;
  • Ramasser les débris sur les voies et les accotements du réseau routier;
  • Soutenir les différents intervenants (entreprises de dépannage, policiers, ambulanciers, etc.);
  • Donner les premiers soins aux accidentés, si besoin;
  • Fournir des renseignements sur l’état de la chaussée et sur les conditions de circulation;
  • Entretenir les infrastructures de transport et les véhicules;
  • Effectuer des travaux de déneigement et de terrassement des routes.

Lors d’un sondage réalisé en juin 2016 par le SFPQ auprès de patrouilleurs routiers, les répondants affirmaient que les interventions d’urgence constituaient 50 % de leur travail. Malheureusement, 90 % des personnes sondées indiquaient qu’elles considéraient que leur santé et leur sécurité étaient menacées lors d’activités de patrouille. Les raisons évoquées pour ce sentiment d’insécurité étaient le comportement des automobilistes (98 %), l’absence de signalisation appropriée aux situations (74 %), le fait de travailler seul (65 %) et les interventions sur les lieux d’accidents et d’incidents (79 %).

Le comportement des automobilistes menace la santé et la sécurité des patrouilleurs routiers.

De plus, dans certaines circonstances, il peut arriver que les effectifs des services préhospitaliers disponibles soient insuffisants. Une pression supplémentaire s’exerce alors sur les patrouilleurs routiers et les CVEM2 qui sont alors interpellés par des policiers pour arriver rapidement sur les lieux d’un incident ou d’un accident. D’ailleurs, grâce au système de surveillance par caméra du réseau routier, ce sont souvent les premiers informés lorsque de tels événements surviennent.

Des solutions
Afin de résoudre ces situations problématiques, le SFPQ estime que la conduite d’un véhicule d’urgence et la certification comme premier répondant nécessitent d’être mises en place dans les régions où les services préhospitaliers d’urgence éprouvent des difficultés à couvrir rapidement le réseau routier.

Des mesures législatives et réglementaires doivent également prévoir des dérogations au Code de la sécurité routière lors de situations d’urgences. Finalement, des changements dans les véhicules de patrouille sont à faire pour qu’ils soient plus faciles à identifier : par exemple, l’ajout de gyrophares, des logos d’identification ou encore une peinture de couleur vive et des habits permettant rapidement l’identification des patrouilleurs sont à considérer sérieusement.

Prochaines étapes
Une présentation de l’avis en question sera faite lors du prochain Forum Ouvriers du SFPQ.

En ce qui concerne la consultation de la SAAQ, une synthèse des propositions reçues sera publiée sur le site Web de la consultation au cours des prochaines semaines. Par la suite, des recommandations seront déposées au ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports (MTMDET).

De plus, le SFPQ a aussi effectué des démarches auprès des hautes instances du ministère; des suivis seront faits par le Comité mixte ministériel de relations professionnelles (CMMRP).


La vidéo du passage du SFPQ à la consultation publique de la SAAQ.
Pour lire l’avis, cliquez ici.

Se déroulant pour la première fois du 9 janvier au 3 mars 2017, partout à travers la province, la consultation publique sur la sécurité routière permettait de donner la parole aux citoyens, groupes et associations qui désiraient proposer des mesures d’amélioration du bilan routier.